Coaching des dirigeants

Coaching: comment coacher les dirigeants?

Il n’est déjà pas facile de coacher un employé mais c’est encore plus complexe pour coacher un dirigeant. J’utilise la notion de plateaux formant une pyramide.
Le premier plateau est celui de la personne, l’individu. Il peut paraître étonnant de parler de l’individu dans une entreprise mais c’est la personne qui amène les résultats, c’est la base de tout.

Les points à évaluer sont les suivants:

  • Quel est son niveau de stress?
  • Dort-il bien?
  • Prend-il toutes ses vacances?
  • A-t-il le sentiment d’être en contrôle de la situation?

Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de travail en profondeur possible s’il n’en a pas les capacités. Il faut d’abord l’amener à s’occuper de lui-même avant de tenter de résoudre les problèmes de fond au travail.

Comme je le dis souvent « mon objectif est au bout d’un an de t’amener à diminuer ton score au golf tout en améliorant les résultats de ton entreprise. »

Le deuxième plateau est généralement le plus problématique, c’est le travail quotidien : toutes les urgences qui envahissent la vie du dirigeant et qui lui donnent une impression de perte de contrôle : plus de 100 courriels par jour sans compter les interruptions téléphoniques ou les demandes de rencontres. Je ne compte plus les « puis-je vous voir 2 minutes… » que certains dirigeants reçoivent dès qu’ils ont le malheur de quitter leur bureau pour aller prendre un café. Tout cela conduit à des journées de fou qui se terminent à 11h du soir à répondre à des courriels qui rentrent plus rapidement qu’il n’est capable d’y répondre.

Les solutions?

  • Faire une session de gestion de temps avec les personnes qui se rapportent directement au dirigeant pendant laquelle sont définies les tâches de chacun et les informations qui doivent ou non être communiquées au dirigeant.
  • Redonner à l’assistante de direction son vrai rôle notamment celui de filtre. On a trop vite abandonné ce poste essentiel au profit des solutions technologiques comme le courriel qui donne un accès trop facile à la direction.
  • Être inflexible envers les « fauteurs de troubles » qui interrogent sans arrêt le dirigeant pour se sécuriser au lieu de prendre leurs responsabilités.
  • Proposer un système de résolution de problème pour tous les problématiques importantes.

Une fois que le dirigeant aura repris le contrôle sur son quotidien et eu l’agréable perception de reprise de contrôle, qu’il aura pu relaxer et prendre les vacances auxquelles il a droit, on peut alors passer au stade de l’amélioration de l’organisation : comment optimiser les mesures, la structure, les processus et les ressources humaines. C’est d’ailleurs une des fonctions principales d’un dirigeant que d’améliorer son organisation plutôt que de se noyer dans le quotidien.

Une fois tout ceci mis en place, on peut alors se concentrer sur les priorités essentielles que devrait se donner un dirigeant : la vision et la stratégie pour l’atteindre. C’est dans cette fonction que le dirigeant devrait exceller et apporter sa plus value : comprendre le marché, prévoir les évolutions, anticiper les actions ou la compétition et agir en conséquence pour être le meilleur sur le marché.
Idéalement chaque dirigeant ou vice-président devrait passer au moins 1 heure ou 2 heures par jour à ne rien faire qu’à penser à l’avenir de son organisation et à la meilleure façon d’y parvenir.

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