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La vente au détail se partage maintenant entre la vente sur internet et la vente en magasin dont les ventes diminuent de manière proportionnelle à celles sur le web, quel est le futur ?

La vente sur le web

La vente sur le web se décompose en deux systèmes :

  • Les plateformes, comme Amazon, Kijiji, le Bon Coin, qui permettent aux particuliers de mettre ce qu’ils veulent à vendre
  • Les boutiques en ligne qui proposent une expérience personnalisée en ligne

Les deux secteurs prennent actuellement des parts de marché de manière continuelle.

La vente en magasin

Les commerces de détail sont touchés de plein fouet par l’essor des ventes sur internet, Sears est en difficulté financière aux États-Unis, Sears Canada est à vendre, Macy’s à New York le serait aussi. Les spécialistes prévoient une forte baisse des surfaces occupées par les magasins et la fermeture de certains centres d’achat.

Il faut dire que le secteur du magasin de détail est pour la plupart très sclérosé, sauf certains qui ont compris qu’il fallait changer pour survivre. J’ai discuté avec des présidents de grands magasins qui m’expliquaient qu’ils ne formaient pas leurs vendeurs car la rotation du personnel était trop forte, ils nient donc la distinctivité de service qui va être la clé de la survie des commerces de détail dans le futur.

Les commerces en danger

Internet attaque surtout le créneau de marché des prix bas et de ceux où le service n’est pas important. Les premiers à voir leur chiffre baisser sont donc les grands magasins d’articles à bon marché et les centres d’achat en périphérie des grandes villes. Nombre de ces derniers vont probablement disparaitre et ce n’est probablement pas un mal considéré leur esthétique qui laisse à désirer. Ils ont grandi en banlieue grâce à la voiture, ils disparaitront grâce à l’internet.

 

Le futur du magasin de détail

La raison du déplacement du consommateur dans un commerce de détail est l’authenticité, la possibilité de voir et de toucher le produit, de l’essayer, la personnalisation des conseils, le service, l’expérience client qu’il en retire, c’est la plus-value du magasin, ceux qui ne le donneront pas disparaitront.

Voici les orientations actuelles :

  • La boutique est tendance, le grand magasin rétro
  • Les boutiques en centre-ville deviendront souvent des espaces de vie, d’exposition des produits, de conseil. L’entreposage sur, pour les produits les plus importants réalisés dans les anciens magasins de banlieue transformés en entrepôt. Certains achats seront physiques sur place, les autres seront virtuels, réalisés à partir du magasin, la livraison se fera dans les 24h.
  • Mise à disposition aux clients de tablettes pour qu’il puisse faire ses choix, cela se fait déjà dans les magasins Sephora
  • Utilisation simultanée d’un panier réel pour les produits en magasin et virtuel pour ceux qui ne s’y trouvent pas, c’est aussi ce qui se fait chez Sephora.
  • Hologrammes pour montrer les produits sur le sol
  • Miroir digital
  • Utilisation multicanal par la boutique : courriel, téléphone, textos,
  • Suivi personnalisé des clients au téléphone
  • Automatisation des procédures de paiement
  • Gestion des clients par CRM compte tenu des critères : récence, fréquence, panier moyen.

L’échec du magasin automatisé d’Amazon

Amazon s’est lancé dans la vente en magasin avec un nouveau concept, sans caisse, sans file d’attente, sans paiement.

Le concept repose sur :

  • L’identification du client par une borne à l’entrée
  • La surveillance de tous ses déplacements, faits et gestes par caméra qui repère les choses qu’il prend en rayon
  • Le débit automatique des marchandises prises dans son compte Amazon.

L’essai a échoué pour des raisons techniques car le système ne peut contrôler plus de 20 personnes en même temps dans les magasins et encore faut-il que les clients se déplacent lentement.

Mais, au-delà des aspects techniques, je suis très mitigé sur la réussite de ce magasin qui n’apporte rien de plus qu’internet et donne en plus une désagréable impression de surveillance à ses clients.

 

En conclusion

Le commerce de détail est nécessaire, pour survivre il doit donner la priorité à l’HUMAIN tout en y alliant les outils d’aujourd’hui, à l’expérience client, au conseil que l’on désire recevoir, au plaisir de pouvoir toucher et essayer les produits.

Le gérant du magasin doit donc investir dans ses employés, les former, les coacher, leur apprendre le sens de l’accueil, du bonjour, du sourire, de l’empathie, du conseil de qualité, c’est tout ce qui fait l’attrait d’une boutique de qualité, et c’est irremplaçable.

Une bonne formation de base sur les produits et une formation vente et service, c’est encore l’arme la plus simple et la plus efficace pour donner une expérience humaine d’exception.

Jean-Pierre Mercier

 

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