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Nous avons appris que le marketing mix est composé de 4P  et qu’il doit être harmonisé par rapport à la cible, mais on voit maintenant le 5P, le 7P, et cela va jusqu’à 10 P. Voyons l’évolution, mais aussi les redondances et incohérences.

Comme les P sont issus de l’anglais, nous mettrons les équivalents en français commençant par un P.

4P

C’est le marketing mix classique que nous avons appris dans les écoles de commerce et toujours appliqué dans nos affaires :

  • Produit : c’est ce qui est vendu au client incorporant le produit physique, mais aussi ce qui va avec c’est-à-dire le service
  • Prix : qui doit être harmonisé au produit, il ne sert à rien de vendre une Rolex à bas prix, on ne ferait que la dévaloriser ou faire craindre que ce soit une copie
  • Place = mise en place, soit le circuit de distribution et la vente
  • Publicité – Promotion : toutes les actions de marketing push (promotion) et pull (publicité) permettant d’augmenter les ventes du produit.

5P

  • People = personnes, c’est-à-dire le service à la clientèle, mais aussi les personnes qui s’en occupent. Le 5P a le mérite de mettre en valeur la relation client, par contre les puristes s’accordent qu’il était inclus dans la notion de produit du 4P

7P

  • Process = Procédé, c’est-à-dire l’interaction avec le client, les étapes de la relation client et tous les points clés pouvant faire la différence
  • Physical evidence = Preuve, c’est-à-dire le contrat de relation avec le client, le lien tangible que l’on a avec lui. Certaines grandes entreprises ont mis en œuvre une promesse client, une charte de service qu’elle respecte, mesure et communique.

8P

  • Partnership = Partenariat avec le client. On dépasse encore la notion contractuelle pour proposer un partenariat gagnant-gagnant avec le client. Même si ces partenariats sont proposés et annoncés on peut cependant se demander si les intérêts des actionnaires d’une compagnie de téléphone ont les mêmes intérêts que les consommateurs. À part l’effet d’annonce y a-t-il un véritable partenariat entre des entités si puissantes d’un côté et si faibles de l’autre ?

9P

  • Permission : avons-nous la permission du client pour le solliciter ? Les consommateurs commencent à être exaspérés par le harcèlement auquel ils ont à faire face : appels téléphoniques chez eux, publicités récurrentes s’affichant sur internet dès qu’ils ont été visiter un site (remarketing), annonces ciblées sur leur Facebook. Certains estiment que l’avenir est plus au marketing Pull que Push, en gros il est préférable d’apparaître en tête des moteurs de recherche au moment où il désire faire son achat que de le harceler par de la publicité payante sur les médias sociaux, c’est ce que l’on appelle la stratégie SEO

10P

  • Purple cow = vache Pourpre, c’est-à-dire la capacité à être vu et à ressortir dans l’océan d’informations auxquelles nous devons faire face, on particulier sur internet. Votre site internet est peut-être beau, mais votre arbre, aussi beau soit-il, ne sert à rien s’il est perdu au fond de la forêt amazonienne. Les vedettes l’ont bien compris et inventent des scandales pour faire parler d’eux et …exister. C’est aussi ce que l’on appelle créer le buzz.

 

En conclusion

Certains voient de nouveaux P, comme Passion et Puissance, chacun d’entre eux correspond à une tendance du moment, mais l’excès de P détruit de concept lui-même et la simplicité qui faisait sa force. Tous les nouveaux P ne sont que des déclinaisons des 4P originaux. Parmi ces nouveaux P, cinq au moins sont destinés à caractériser différents aspects, parfois utopiques, de la relation client.

Il est clair que le marketing web va redéfinir un nouveau marketing mix, mais il ne fera que modifier l’application des grands concepts existants.

Pour que le concept reste simple et efficace, il faut s’en tenir à 5P ou 6P au maximum, sinon on détruit le concept.

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